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Les maladies non transmissibles


Les maladies non transmissibles -
L’école, une nouvelle plateforme pour la prévention
Le School Health Programme (SHP) a été lancé en février à l’intention des élèves du secondaire, conjointement par le ministère

de l’Education et des Ressources Humaines et le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie. Ce programme, qui englobe des dépistages des maladies non transmissibles (MNT) et la sensibilisation, a pour objectif d’éduquer les jeunes sur les dangers qui menacent leur santé. Des examens de dépistage réguliers permettront un diagnostic précoce et des traitements rapides et efficaces, de même qu’une prise en charge à temps pour ceux qui présentent des facteurs de risque.
Le Dr Pauvaday, Principal Medical Officer au ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie et coordonnateur de ce projet, estime qu’il « est nécessaire de cibler les jeunes et d’agir sur le climat de l’école afin d’en faire un milieu de vie stimulant, un lieu de développement autant que d’apprentissage car les jeunes sont plus réceptifs à la promotion de la santé. »
En effet, en tant qu’adulte, un individu, qui s’est déjà habitué à un certain style de vie, trouvera très difficile à s’adapter à un mode de vie sain, notamment s’adonner aux activités physiques, consommer des aliments qui contiennent moins de matière grasse ou cesser de fumer. Les programmes d’éducation à la santé ont aussi pour objectif d’inciter les jeunes à agir en tant qu’ambassadeurs pour transmettre les bonnes pratiques ayant trait à une bonne alimentation, l’hygiène et l’exercice physique à leurs parents.
Le SHP repose sur le concept qu’il est nécessaire d’identifier les jeunes à risque le plus tôt possible pour pouvoir agir vite et efficacement. « L’émergence des MNT parmi les jeunes est un problème sérieux et en dépistant le plus tôt possible les infirmités et les enfants à risque, on pourra empêcher l’apparition de maladies plus graves telles que le diabète », estime le Dr Pauvaday.
Les chiffres sont révélateurs. Le Mauritius Nutrition Survey 2004 entrepris par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie sur les facteurs de risque qui entraînent les MNT telles que le cancer, le diabète, l’hypertension et les maladies cardiaques, révèle que 8,1% des enfants âgés de 5 à 11 ans sont obèses. 18,9% de jeunes garçons de la tranche d’âge de 16 à 17 ans et 26,8% âgés de 18 à 19 ans sont des fumeurs. La consommation d’alcool est répandue parmi 5,7% des adolescents de 16 à 17 ans et parmi 4,9% de ceux âgés de 18 à 19 ans.

Partenariat entre la Santé et l’Education
Le taux élevé de MNT à Maurice est un sujet de préoccupation nationale. Le traitement entraîne des coûts significatifs pour le gouvernement. Ces maladies peuvent engendrer des problèmes psychologiques, physiques et sociaux chez certains patients, aussi bien qu’une baisse de productivité au travail.
D’où l’accent sur la prévention primaire et le dépistage des MNT parmi la population estudiantine, le but étant d’éviter l’apparition de ces maladies et de promouvoir des pratiques saines à travers l’élaboration de programmes efficaces de santé scolaire. Le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie en partenariat avec le ministère de l’Education et des Ressources humaines met en œuvre des programmes de santé dans les établissements pré-primaires, primaires, secondaires et tertiaires. Le SHP vise ainsi à sensibiliser les élèves à la santé et à effectuer des dépistages afin de prévenir l’apparition des maladies chroniques chez les enfants et aussi de mettre en route un traitement efficace pour les jeunes à risque.
Au niveau primaire, depuis des décennies, des examens médicaux sont effectués et les élèves sont vaccinés contre de nombreuses maladies. L’interdiction de vente des boissons gazeuses au début de l’année dans les établissements scolaires est une autre mesure pour combattre les MNT. L’accent est ainsi mis sur la santé et le bien-être de l’individu, ressources importantes qui lui permettent d’exercer pleinement ses rôles. Pour la société, des citoyens en bonne santé représentent un gage de dynamisme et de progrès.
Objectifs du SHP
 

La capacité de l’enfant de s’épanouir pleinement est directement liée aux effets synergiques d’une bonne santé, d’une bonne nutrition et d’une éducation appropriée. Selon le ministre de la Santé et de la Qualité de la Vie, M. Satish Faugoo, « l’objectif du programme de santé mis en place dans les établissements scolaires est de favoriser la création d’écoles qui oeuvrent pour le développement de l’enfant sur le plan physique, psychologique et mental à travers l’accès aux services de santé ». Les avantages découlant du SHP sont multiples. Les programmes de soins qui améliorent la santé et la nutrition peuvent favoriser l’apprentissage et améliorer les résultats scolaires des élèves tout en diminuant le taux d’absentéisme et les abandons en cours d’étude.
Pour M. Dharam Gokhool, ministre de l’Education et des Ressources humaines, « la promotion de la santé au niveau des écoles s’insère dans le cadre de la politique du gouvernement qu’une éducation de qualité repose sur une population en bonne santé ». Le ministre met l’accent sur l’introduction à l’école des mesures telles que le drilling exercise, les campagnes de sensibilisation sur les MNT et le VIH/sida, les examens de dépistage et la restriction de vente de boissons gazeuses afin d’assurer de bonnes conditions de santé, d’hygiène et de nutrition aux enfants.
Au niveau pré-primaire et primaire
Pour mettre en œuvre une politique de prévention et effectuer des examens de santé dans les écoles, des médecins et des infirmiers sont chargés de veiller à la santé des enfants. Au niveau pré-primaire, le poids et la hauteur des enfants sont vérifiés. Les élèves du cycle primaire sont vaccinés contre le polio, les oreillons et la rubéole en Std I et contre le tétanos en Std VI. « Les enfants d’âge scolaire souffrent très couramment de maux qui peuvent nuire à leur développement. Ces programmes de santé scolaire sont destinés à assurer qu’à leur entrée à l’école, les enfants soient en bonne santé et pleinement aptes à apprendre. », souligne le Dr Pauvaday.
En effet, des carences en oligo-éléments, des parasitoses communes, une vue et une ouïe déficientes et d’autres handicaps peuvent avoir des effets néfastes sur la scolarisation et la fréquentation scolaire ainsi que sur les processus cognitifs et les résultats scolaires. A travers le dépistage, les élèves à risque reçoivent des soins nécessaires.
L’enfant bénéficie d’examens médicaux gratuits pour détecter d’éventuels problèmes de vue, de caries dentaires, de poux, d’anémie, de dermatologie, de malnutrition et de difformités congénitales. Ceux présentant des symptômes sont référés à des centres de santé ou à des hôpitaux. L’enfant à risque est suivi de près par le médecin traitant. Après l’examen de santé, un carnet de santé est remis à chaque élève sur lequel sont inscrits ses détails personnels et son état de santé. Des causeries sont aussi organisées sur l’hygiène dentaire, suivies de dépistages et du bilan bucco-dentaire ainsi que de soins gratuits dans les cliniques dentaires et les hôpitaux. Les élèves des Std III et V sont invités à se rendre dans les cliniques pour des soins dentaires.

Au niveau secondaire et tertiaire
Chez les enfants plus âgés, le fait de savoir éviter les comportements à risque peut réduire la déscolarisation due, par exemple, à des grossesses précoces. L’acquisition de savoir, d’attitudes, de valeurs et de compétences de la vie courante est l’élément central d’une bonne éducation concrète en matière de santé. Ainsi armés, les individus adopteront plus facilement un mode de vie sain durant leur scolarité et auront plus de chance de le conserver pendant le reste de leur vie. Par ailleurs, de bonnes pratiques sanitaires contribuent à la promotion de la santé génésique et à la prévention du VIH/sida.
Environ 28 000 étudiants des Form III et VI de 158 établissements secondaires sont concernés par le SHP. L’élève est soumis à une série d’examens, par rapport à l’hypertension, la glycémie, la vue, les difformités congénitales, la dermatologie, le cœur, les poumons et l’abdomen. Ils sont aussi pourvus de carnets de santé délivrés par les autorités sanitaires. L’éducation à la santé est prise en charge par un nutritionniste et un officier responsable de la promotion de la santé du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie. Les causeries sont axées sur l’hygiène personnelle, l’alcool, les drogues illicites, le VIH/sida, un mode de vie sain et la nutrition, entre autres. Des brochures sur les facteurs de risque des MNT sont mises à la disposition des élèves.
Quant au tertiaire, depuis environ quatre ans, la santé des étudiants de l’Université de Maurice est pris en charge par des officiers du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie qui sont basés au Youth Friendly Service Centre dans l’enceinte de l’université. Des dépistages par rapport aux MNT sont effectués et les étudiants sont sensibilisés aux fléaux de la société tels que le sida, l’alcoolisme, la grossesse précoce, le tabagisme et l’obésité, entre autres.

Améliorer la situation sanitaire et nutritionnelle des enfants
Dans le but de promouvoir une bonne santé en milieu scolaire et améliorer la situation sanitaire et nutritionnelle des enfants, les autorités sanitaires effectuent des visites dans les écoles primaires et secondaires pour s’assurer que des règles d’hygiène sont respectés. Ainsi, une attention spéciale est accordée à la salubrité des lieux surtout les toilettes, l’école et ses alentours.
On veille aussi à ce que la qualité de l’eau et la nourriture vendue dans les cantines soient conformes aux normes. L’objectif est de s’assurer que tous les établissements aient accès à l’eau potable et soient dotés d’installations sanitaires adéquates. Des mesures d’entretien bien conçues aideront à ce qu’on puisse continuer à utiliser ces locaux dans de bonnes conditions d’hygiène. Les autorités s’assurent aussi qu’un entretien régulier des lieux permette aux élèves d’évoluer dans des conditions d’hygiène acceptables.

Le SHP, à travers la mise sur pied de programmes de santé scolaire efficaces, contribuera ainsi à la création d’établissements scolaires favorables au développement de l’enfant, et partant, à la promotion de l’éducation de qualité pour tous. Sur un plan global, ce programme vient consolider l’action du gouvernement pour une population en bonne santé et qui soit en mesure de relever les nombreux défis qui se présentent pour le pays.